En automne et en hiver, lorsque le soleil traverse les vitraux colorés, l’intérieur de la salle de prière se pare d’une beauté rare, qui distingue singulièrement cette mosquée, par son esthétique, parmi toutes celles d’Iran. Les faïences et les peintures des salles de prière sont, elles aussi, d’une splendeur exceptionnelle.
J’ai vu des vitraux dans bien des édifices, mais ceux de la mosquée Nasir-ol-Molk n’ont pas leur pareil.
Je vous invite à découvrir quelques photographies de cette mosquée :
Dès l’aube, la mosquée s’emplit de couleur et de lumière. Le soleil traverse les vitraux et inonde l’intérieur, posant ses motifs et ses couleurs sur les tapis persans, le plafond et les faïences des murs.
Je reste émerveillé par l’art avec lequel l’architecte a su conjuguer tant d’éléments pour bâtir une mosquée aussi raffinée.
Je me suis rendu à la mosquée un matin d’hiver, et j’ai attendu que la lumière, qui glisse doucement de droite à gauche à travers l’édifice, tombe exactement en son centre, afin que ma photographie soit parfaitement symétrique.
pour les amateurs d’architecture et d’archéologieEn savoir plus sur Nasir-ol-Molk
Brève introduction à l’architecture islamique en Iran
La période islamique est ce pan de l’histoire persane qui s’ouvre après l’époque sassanide, avec l’arrivée des musulmans, et se poursuit jusqu’à nos jours.
Cette page essentielle de l’histoire s’étend sur plus d’un millénaire et se partage entre plusieurs dynasties. Chaque période possède ses caractéristiques propres : architecture, système économique, organisation sociale, etc.
Arrêtons-nous un instant sur la dynastie qadjare, puisque le lieu dont nous parlons fut bâti à cette époque.
L’architecture qadjare
À chaque période, l’architecture possède des traits qui lui sont propres, tout en empruntant certains éléments aux époques précédentes. Ainsi l’architecture qadjare est-elle redevable à l’art et à l’architecture safavides.
L’art et l’architecture qadjars n’atteignent ni la magnificence ni la beauté de la période précédente. À l’époque safavide, par exemple, des villes comme Ispahan, Tabriz et Qazvin s’étaient agrandies et développées, se parant de mosquées, d’écoles, de caravansérails et d’ensembles grandioses et uniques. À l’époque qadjare, en revanche, ce sont des villes comme Téhéran, Chiraz, Yazd et Kachan qui ont pris leur essor, avec la construction de mosquées, de bains et de palais.
L’un des monuments majeurs de cette période est la mosquée Nasir-ol-Molk, édifiée à Chiraz par un dignitaire nommé Nasir-ol-Molk. Elle porte plusieurs noms, dont celui de « mosquée rose », en raison des fleurs roses et jaunes qui ornent ses faïences. Mais ce qui fait toute l’importance du lieu, c’est la science avec laquelle le verre y est employé et le jeu subtil des lumières. Autre élément qui attire l’objectif de la plupart des photographes : l’harmonieuse ordonnance des colonnes intérieures, inspirée de la mosquée du Vendredi (Jameh) de Chiraz.
Plan de la mosquée Nasir-ol-Molk
Toutes les mosquées du monde islamique se ressemblent beaucoup, et pourtant chacune diffère des autres. Cette différence se lit clairement dans leurs plans. En Iran, par exemple, la plupart des mosquées, à toutes les époques, comptent quatre iwans ; d’autres en ont deux, et l’on en trouve même, plus rarement, qui n’en comptent qu’un seul.
La mosquée Nasir-ol-Molk compte deux iwans, au nord et au sud — l’un d’eux est flanqué de deux minarets —, ainsi que deux salles, à l’ouest et à l’est. Plusieurs arts y brillent tout particulièrement : les faïences, les peintures qui ornent les plafonds des iwans, les vitraux colorés, les stucs, le tournage des colonnes et les splendides décors du mihrab.
Soit dit en passant, si ma photographie de la « mosquée rose » vous plaît, vous pouvez acquérir un NFT de cette mosquée, proposé en édition limitée à 50 exemplaires, ici : makersplace.com/gravity/pink-mosque-2013-3-of-50
Les informations relatives à l’archéologie et à l’architecture ont été rédigées par un contributeur invité.
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